Friday, April 11, 2008

Les Mordes



Les Mordes sont assez imprévisibles, généralement méchants et peu sociables, même avec leurs congénères. Ils mordent tout ce qui passe à leur portée et sont sourds comme des pots; il est donc bien inutile de leur crier dessus pour les calmer. Quelques coups de batons suffisent parfois à les éloigner mais les Mordes s'habituent assez rapidement aux châtiments corporels. Leur origine est jusqu'à présent inconnue. Ils apparaissent où bon leur semble, s'installent volontiers dans des intérieurs douillets mais peuvent disparaître d'un instant à l'autre si vous ne prenez pas soin d'eux.

Vous aussi vous pouvez adopter un ou plusieurs Mordes... Pour quelques euros seulement devenez le compagnon des Mordes. Contactez-moi à cette adresse mail - tampopo3000@gmail.com - et je vous enverrai les informations relatives à la démarche d'adoption.


Thursday, April 10, 2008

Sweet Smelling Surfaces Numéro 56



Une release de plus sur notre très cher netlabel Sweet Smelling Surfaces, un plateforme développée entre Toulouse (France) et Tokyo (Japon) qui propose de la musique gratuite inédite. Pour cette 56ème release Igors Vorobjovs qui est un artiste fidèle à SSS avec trois collaborations à son actif, présente 'For You And For Me', un two tracker raffiné en mp3 hi-res 320... Pourquoi s'en priver?

Amandine Powa!!!

Allez! Allez! Circulez! Y'a pas photos.

La Nouvelle Star 2008 c'est Amandine! Mais si elle continue à nous chanter l'ennui avec du Jacques Brel on va pas être copain très longtemps. La Nouvelle Star 2008 perd de l'audience chaque semaine avec un concept qui ne se renouvelle pas, une présentatrice 'foraine' qui nous vend tout le paquet avec le piètre engouement d'une vendeuse de télé-achat, des coupures pubs nombreuses et interminables, de la 'résumite' chronique et assomante qui multiplie le temps de l'émission par deux et un panier garni de chanteurs et chanteuses dont certain(e)s sont particulièrement pénibles.



Les gesticulations Ramonesques et Sex Pistolesques de notre bien-aimé Philippe Manoeuvre (crédit photo) sauveront-elles un navire qui sombre? Pas sûr.

Tuesday, April 08, 2008

L'industrie musicale, c'est un pays où on se fait des bisous tout le temps!



Hey mes amis, vous aimez ça danser la Tecktonik avec plein du gel dans les cheveux qui collent? Vous aimez ça gesticuler comme des oiseaux sous cocaïne en période de parade amoureuse?

Eh bien je viens de recevoir ce billet dans ma mailbox... C'est toujours intéressant d'en savoir plus sur les pratiques inavouables de ce milieu où règne la bonne humeur et la franche camaraderie... J'ai demandé à l'émetteur de ce billet de bien vouloir me tenir au courant de la suite de cette affaire. On verra bien.

D'ici là:

Attention publicité mensongère !


Les sociétés Chaos Production et Universal Music France organisent depuis plusieurs semaines une vaste opération de promotion d’une compilation intitulée « génération mondotek » et d’une tournée de trois danseurs electro dance dans les discothèques sous l’intitulé « les danseurs du groupe mondotek ». Cette opération commerciale est mensongère et induit en erreur.


Mondotek est un groupe musical constitué de deux compositeurs djs producteurs, seuls à l’initiative de la création du tube européen 'Alive'. Profitant de ce succès et sans aucune concertation, les sociétés Chaos Production et Universal Music France s’approprient abusivement ce succès en l’associant à la compilation 'Génération Mondotek' et aux représentations publiques en clubs des danseurs Jey Jey, Lili Azian et Karmapa.


Les manœuvres des sociétés Chaos Production et Universal Music France induisent le public, les internautes et les médias en erreur. Une procédure judiciaire est actuellement en cours aux fins d’obtenir réparation du préjudice subi. Mondotek vous invite à ne pas participer à cette monumentale tromperie ».


Hypetraxx Records France


Et hop! Un remake de plus...



Ce film sera sûrement nul mais l'affiche est jolie. Il s'agit du remake du film 'Chakushin Ari' de Takashi Miike, une adaptation du roman de Yasushi Akimoto. Avec plein de jeunes filles japonaises tremblantes, persécutées qu'elles sont par les fantômes de la technologie moderne dont certaines sont promises à une mort certaine... sinon ça serait pas un film d'horreur.

Monday, April 07, 2008

Plantons les graines...




L'empereur du Kawaï Pop et du Potaku (Pop-Otaku), Takashi Murakami s'est installé au Brooklyn Museum (NY) jusqu'au 13 juillet 2008, pour une énorme rétrospective des travaux développés au sein de son entreprise Kaikai Kiki! L'artiste japonais remarqué entre autre pour ses versions colorées de la charte Louis Vuitton et pour avoir propulsé la carrière d'une poignée d'artistes de son sérail a ouvert un département d'animation dont l'un des premiers courts produits est 'Planting The Seeds' (les 2 pix ci-dessus).

Le film, d'une dizaine de minutes, conte les aventures des deux guides spirituels Kaikai et Kiki (sic!) qui voyagent à bord d'un vaisseau spatial vivant (re-sic!), plantent des graines de pastèques, les arrosent et font caca dessus pour booster le terreau! Ici on appelle ça jardiner avec des nains de jardin très vilains. Au Japon on appelle ça faire de la magie.

Quelques photos de la préparation de l'xpo sur le site du New York Times.

Sunday, April 06, 2008

Un barbu à l'Eurovison



Sébastien Tellier
est un type avec une grosse barbe et plein de cheveux qui lui bouffent la gueule. Il se cache souvent derrière des lunettes de soleil pare-brises à la Yoko Ono, se fout un peu du monde quand il est invité sur des plateaux télé où l'humour second degré est quelque peu mis à mal et enfile volontiers un costard dandy pop pour les photographes. Il est une star en Angleterre où son morceau 'La Ritournelle' a connu un sacré succès.

Sébastien Tellier vient de sortir son joli album 'Sexuality' produit par une moitié de Daft Punk, une galette sensuelle qui enfile des perles minimales, synthétiques et pop construites autour d'une TR808 de Roland et d'une Rhythm King Maestro, des funk boxes de légende délicatement programmées par Guy-Manuel de Homen-Christo (la moitié) et de mélodies désarmantes de simplicité.

C'est Sébastien Tellier qui représentera la France au concours de l'Eurovision le 24 mai 2008 avec sa chanson 'Divine', une petite connerie débile et sautillante chantée en anglais (le petit malin!) qui rappelle les fantômes des Beach Boys et des Rubettes, si si!!! C'est faussement con mais c'est cool et on aimerait bien qu'il gagne ce concours car on en a marre des vrais cons qui chantent de la bouse.

Les tops de l'album: 'Roche', un slow basque dégoulinant de crème solaire, prétendant certain pour le titre de slow de l'été. 'L'amour Et La Violence', bizarrerie, 'Kilometer' et bien sûr 'Fingers Of Steel'. Encore un album qui va me hanter quelques temps.

Thursday, April 03, 2008

La Fée Verte a un nouveau copain !



Ce satané Marilyn Manson ne cesse de nous amuser avec des coups pendables! Passons sur son changement de sexe, grossier mais sympathique poisson d'avril, pour s'intéresser à sa nouvelle production non pas discographique mais alcoolique puisque le sieur Manson a créé une nouvelle absinthe délicatement baptisée Mansinthe, produite en Suisse.

L'élaboration de ce nouveau spiritueux aura durée près de deux ans en partenariat avec la célèbre distillerie Matter-Luginbühl AG. La Mansinthe a été dévoilée au public en juin 2007 durant le vernissage de l'expo Les Fleurs Du Mal présentant les aquarelles de Manson à la galerie Brigitte Schenk à Cologne, Allemagne. On peut en commander via le web sur le site absinthe.de.

Wednesday, April 02, 2008

Carnivale Hot Dog



Incluse dans la bande originale de l'immense série Carnivale, une chanson très HOT & KINKY de l'irrésistible Bessie Smith, enregistrée en novembre 1931 dont voici les paroles...

Tired of bein' lonely, tired of bein' blue,
I wished I had some good man, to tell my troubles to
Seem like the whole world's wrong, since my man's been gone
I need a little sugar in my bowl,
I need a little hot dog, on my roll
I can stand a bit of lovin', oh so bad,
I feel so funny, I feel so sad
I need a little steam-heat, on my floor,
Maybe I can fix things up, so they'll go
What's the matter, hard papa, come on and save you mama's soul
'Cause I need a little sugar, in my bowl, doggone it,
I need a little sugar in my bowl
I need a little sugar, in my bowl,
I need a little hot dog, between my rolls
You gettin' different, I've been told,
move your finger, drop something in my bowl
I need a little steam-heat on my floor,
Maybe I can fix things up, so they'll go
(spoken: Get off your knees, I can't see what you're drivin' at!
It's dark down there!
Looks like a snake! C'mon here and drop somethin' here in my bowl,
stop your foolin', and drop somethin', in my bowl).

Tuesday, April 01, 2008

Shin-toutou



Les fidèles ne sont plus au rendez-vous? Vous souffrez d'un déficit d'image et vos temples sont vides? Si la télévision a capté vos derniers bigots engagez donc un ami poilu qui officiera à vos côtés. La fréquentation et la prospérité du lieu de culte repartiront à la hausse!

C'est en tout cas ce qu'il se passe en ce moment au temple Jigenin à Okinawa (Japon) où le chihuahua Conan, toutou du prêtre Joei Yoshikuni, assiste son maître pendant les cérémonies. Respect.

Friday, March 28, 2008

Nomadico aka DJ Dex (Underground Resistance) en Chine



Invité en décembre dernier à se produire dans le nouveau club Shelter de Shanghai par le collectif Void, Nomadico (aka DJ Dex) a écrit un article fort intéressant sur son expérience. Cet article est disponible sur le site de Underground Resistance.

En voici la conclusion :

"In turn, he let me know that nobody buys underground music in China. The few people who are aware of it are downloading free mp3s and playing them on CDJs or a laptop. He confirmed my suspicions about the next generation - they have no mercy for producers of vinyl and will take the most efficient route to express themselves. Not too different an approach from some young producers in the 1980s using old drum machines and cheap gear to create house and techno. It won't be long before Shanghai and other Chinese cities start to produce and make their own significant contribution to underground music culture. Their musical output will be an expression of the overwhelming changes happening in the country. UR identifies with the Chinese people, so we hope to return there and continue the revolution for change."


Wednesday, March 26, 2008

Nouveau projet PS3 pour la Team Ico



L'équipe japonaise dirigée par Fumito Ueda et responsable des jeux Ico et Shadow Of The Colossus est passée maître dans l'art du buzz et du mystère en distillant savamment des infos ou des images (voir ci-dessus) qui laissent grande ouverte la porte à la gamberge. On sait maintenant que la Team Ico bosse sur son prochain jeu pour PS3 et qu'elle recrute... Si vous causez Japonais, c'est mieux :)

Les premières rumeurs sur le prochain jeu (le nom de code The Last Canyon circule) annoncent les aventures d'un personnage qui évoluera en deltaplane dans un immense désert parsemé de gigantesques canyons à la recherche d'un 'quelque chose' qui reste encore bien enfoui dans les secrets du sieur Ueda (photo ci-dessous)... miam miam! Par contre pas d'infos sur un quelconque lien entre les deux jeux précédents (selon moi Shadow Of The Colossus est le prequel d'Ico) mais la Team Ico aime brouiller les pistes et parions d'ores et déjà que nous ne serons pas vraiment dépaysés.



Si et seulement si toutes ces rumeurs sont avérées car les gens aiment bien raconter des tas d'histoires juste pour le plaisir de raconter des tas d'histoires, hé hé hé!

Tuesday, March 25, 2008

Food Fight

Découvert par hasard sur le web le court-métrage d'animation Food Fight (2006) du réalisateur américain Stefan Nadelman, le créateur de Tourist Pictures.

Kuitan, un détective gourmand!



Les pays asiatiques nous livrent assez régulièrement des oeuvres dans lesquelles la gastronomie tient un rôle central. Mangas, dessins animés, films, littérature... Les exemples sont nombreux et bien entendu le film Tampopo (1985) de Juzo Itami est un passage obligé pour les amateurs de ramen, riches soupes de nouilles d'origine chinoise. Le film est une pierre angulaire dans le ballet qui lie cinéma et gastronomie.



Plus récemment la série Kuitan (abréviation de Kuishinbo Tantei) s'affaire autour de la gastronomie japonaise (parfois chinoise) et ses dizaines de mets succulents en mettant en scène un détective au flair imparrable appelé à la rescousse par le mystérieux 'propriétaire' (clin d'oeil appuyé au Charlie de la série américaine Drôles de Dames) de l'Agence Holmes, un duo d'enquêteurs en herbe peu doués de Yokohama qui ont bien du mal à boucler leurs fins de mois, plus habitués à retrouver les chats perdus du quartier qu'à démêler de solides intrigues.

Débarqué de France (1er épisode), Takano Seiya, le Kuitan, va mettre ses immenses talents et son énorme appétit au service de l'Agence Holmes qui va devenir en un clin d'oeil la partenaire incontournable des flics du commissariat de Yokohama! C'est le début d'une mini-série qui totalise 9 épisodes (pour la saison 01) plus un épisode de près de deux heures qui se passe entre Hong-Kong et Yokohama où l'on apprend qu'une autre Agence Holmes, beaucoup plus classe mais tout aussi cocasse, a des locaux dans l'ancienne colonie britannique. C'est aussi l'occasion de découvrir qui est donc le mystérieux 'propriétaire' et de lancer la saison 02!

Plus :



- Kuitan est adapté du manga de Terasawa Daisuke.





Monday, March 24, 2008

Power Of The Dark Crystal



'The Power Of The Crystal', la suite inespérée de 'The Dark Crystal' (la merveille réalisée en 1982 par Jim Henson - le papa du 'Muppet Show' - et Frank Oz, un marionnettiste complice de Jim Henson, qui a conçu et interprété Yoda dans 'Star Wars'), serait présentée en avant-première mondiale au festival de Cannes 2008. Le film est réalisé par l'immense Genndy Tartakovsky, un de mes artistes favoris dans le monde de l'animation et créateur de l'inestimable 'Dexter's Laboratory', de 'Samurai Jack' et bien sûr de 'The Powerpuff Girls' ('Les Supers Nanas' chez nous).

La production du film est assurée par la compagnie californienne d'effets spéciaux The Orphanage créée en 1999 par d'anciens collaborateurs de Industrial Light and Magic (ILM) qui se sont précédemment illustrés sur nombres de projets excitants dont le 'Sin City' (2005) de Robert Rodriguez et la petite perle nord-coréenne 'The Host' (2006) de Bong Joon-Ho.

Quelques images circurlent sur le web dont de magnifiques dessins préparatoires et de rares photos...

Saturday, March 22, 2008

The Machine Girl



Après 'Planet Terror' encore un truc qui va nous faire bien marrer dans le genre 'J'ai un moignon et je vais vous donner une leçon de Tuning qui encule!!!'. Peu de chances qu'un distributeur français prenne en charge ce film, trop occupés qu'ils sont à chercher ce qui pourrait devenir le prochain carton du ciné-terroir français. Si vous voulez voir le trailer! C'est de la bombe de balle comme dirait un ami DJ!




Friday, March 21, 2008

Festival du Cinéma Asiatique de Deauville 2008



Ah y'est! C'est fini.

5 jours de projections, des yeux qui accusent une petite fatigue mais un sentiment agréable d'avoir participé à un rituel pour initiés qui se répète chaque année à la même période.

Pas mal déçu par la sélection de cette année (le festival fétait ses 10 ans!) qui a fait la part belle à des premiers films souvent ennuyeux, généralement mal foutus et très peu inspirés.

'Show some balls!' a-t-on envie de dire aux jeunes réalisateurs qui nous endorment avec l'insipide 'Wonderful Town' (Thaïlande), nous horripilent avec 'Beautiful' (Corée du Sud) et son Adjani asiate hystéro qui veut grossir et puis maigrir et puis vomir et qui joue comme un ravioli froid, nous agacent avec 'Fujian Blue' (Chine) d'un petit réalisateur prétentieux qui mériterait un bon coup de latte de la mort. Et ceux dont je ne me rappelle plus le titre à l'instant mais qui ont eu les faveurs du jury... et dont je ne préfère pas parler car je ne suis pas payé pour leur faire de la pub.






Quelques très bonnes suprises malgré tout avec 'Funuke, Show Some Love, You Losers!' (du réalisateur Yoshida Daihachi, Japon, 2007), petit bijou désopilant et inventif dans lequel un frère, ses deux soeurs agitées du bocal et son épouse qui a oublié de descendre à la station 'Age Adulte' essayent de cohabiter dans la maison familiale après la disparition accidentelle des parents. Par ici pour le site du film!





Sans oublier le formidable 'Crows Zero' (Japon) de Takashi Miike qui devient le réalisateur incontournable dans l'adaptation de manga pour le grand écran et qui réunit un casting éblouissant. Ce type est génial! Le dira-t-on assez?

Et puis j'ai bien aimé aussi 'Keeping Watch' (de la réalisatrice Fen Fen Cheng, Taïwan), une douceur moite qui joue sur un faux mystère et une collection de réveils parfaitement mise en scène...

J'ai bien rigolé pendant la projection de 'Shadows In The Palace' (Corée du Sud). Le premier film d'une coréenne maigrichonne, Kim Mee-Jeung, qui cache bien son jeu sous son air de ne pas y toucher et qui nous livre dans son premier film (gros budget, plein de figurants, du décor en veux-tu en voilà...) une enquête policière gore en costumes avec plein de bonnes femmes super méchantes qui passent leur temps à s'humilier les unes les autres et à dresser un catalogue de tortures qui feraient pâlir les ingénieurs de l'Inquisition. La gamine qui passe son temps à fumer des trucs bizarres dès que tout le monde a le dos tourné est irrésistible ! Une future addict. Projection dans la grande salle du CID, réjouissant de sentir le public frémir d'horreur, mais quand on plante des aiguilles sous les ongles faut pas s'étonner que les sièges douillets tremblent.

Et comme tout le monde j'ai sorti mon mouchoir lors de la projection de 'Walking My Life' (Zô No Senaka, Japon, 2007), un mélo médical pur jus avec le grand Koji Yakusho dans le rôle principal.



Egalement au programme, un hommage à notre bien aimé Joe Hisaishi ('du Japon') avec qui j'ai échangé un aimable salut courbé entre deux clopes, à l'abri d'une averse sur le tapis rouge du CID. Petites épaules, grosse tête, minimal élégant décontracté - parfait. Joe semble rire plus souvent que Patrice Chéreau et son visage qui fond comme celui de feu Philippe Léotard.

Les PLUS et les TIPS 2008 :

- La ville de Deauville, charmante bourgade normande humide qui ressemble parfois à un décor d'un vieux Final Fantasy avec son petit marché pour faire le plein de camembert! Vive les fromages qui puent!
- Entrée gratuite pour les demandeurs d'emploi et les étudiants! Grande classe.
- Le présentateur (crâne rasé et petit bouc) qui annonce les films en compète, invite les réalisateurs et les acteurs sur la grande scène et chorégraphie le ballet des photographes de presse. Un petit bonhomme sympa et souriant qui devient une vraie star en 5 jours de festival.
- La superbe salle du CID de Deauville. Ultra confort et si le film est nul idéale pour piquer un roupillon ni vu ni connu (vous baisserez le son s'il vous plaît).
- La piscine municipale à deux pas du CID. Le prix d'entrée n'est pas donné (4 euros) mais c'est un grand bain olympique d'eau de mer avec vue sur l'océan, les fameuses planches et en plus c'est très propre... Idéale pour aller se remettre les vertèbres en place si le film projeté est nul.
- Les Vapeurs, une brasserie stylee à Trouville.
- Enki Bilal est un coquet. Masquerait-il ses cheveux blancs avec une savante teinture?
- Le jury de la section Action Asia qui arrive en retard aux projections et qui se fait gentiment mais sèchement tanser par un papy rigolo. Non mais! Un peu de respect pour un public qui fait parfois la queue sous la pluie!
- Pour déjeuner je vous recommande le resto bien caché du club de tennis, le Tie Break. Bon marché, cuisine maison travaillée par une famille joviale de gourmands et un accueil plus que chaleureux. Le papa se fera un plaisir de vous raconter les secrets de quelques salades mystères (des histoires pas très claires de curés) et le fiston vous sortira le jeu de la séduction pour vous faire plonger sur le dessert maison, une version anti-light du pain perdu (de la brioche) aux pommes caramélisées... Terrible.
- Les défenseurs d'un Tibet massacré par la Chine qui affrontent les averses glaciales et les bourrasques pour faire entendre leur voix.
- Mamy Crêpes (dans la rue principale) pour ses crêpes coussins au Nutella (servies jusqu'à minuit !) mais pas vraiment pour ses sandwiches mous qui supportent mal l'humidité océanique.
- Quelques bonnes tables dont Le Drakkar pour ses soles, ses bars de ligne et ses pétoncles farcies aux herbes...
- J'ai croisé Bruce Toussaint, le gars de La Matinale sur Canal Plus. C'est un colosse. La télé ça rétrécit les gens.

Les MOINS 2008 :

- La ville de Deauville, charmante bourgade normande humide mais qui se couche tôt! Impossible de dîner après une certaine heure (pas si tardive que ça d'ailleurs) même dans les restos à pizza miteux. La vision d'une serveuse qui passe la serpillière sous une lumière blafarde à 23 heures 10 minutes fait froid dans le dos.



- Le cinéma du Casino : une vieille salle peu confortable, pas aérée (comme les aisselles de certains festivaliers) et surchauffée avec un sound system qui crache ses dernières tripes sur les grosses basses. Fatigué le son.
- Un jury qui vote tout pourri présidé par Patrice Chéreau qui souffre quand il sourit. Triste sire ce type-là. Et William Sheller qui ressemble de plus en plus à un Nazi dans un Indiana Jones. Brrrrrr.
- Le jury de la section Action Asia qui arrive en retard aux projections... Les lits du Normandy sont trop douillets, les petits déjeuners trop copieux.
- Aucun film de la section Action Asia dans la salle du CID... Une honte ! Le film d'action est-il devenu un sous-genre et puis d'ailleurs pourquoi deux sections et pas une seule et même compétition?
- Overdose du nom Barrière : Casino, Hôtels, Bars, Avenues, Slips et Culottes... qui c'est ce type d'abord?
- La cérémonie du Palmarés = vive l'ennui.
- Le Maire de Deauville, 'élu dans un fauteuil' comme ils disent dans la presse locale, qui distribue des médailles de la ville comme d'autres la légion d'honneur.
- Le Village Asia, top minable, top cher, top désert. Un concept à revoir d'urgence.

PS/Mention spéciale à l'organisation de ce festival, Le Public System, qui maîtrisent parfaitement l'événement avec une classe assez rare.

Friday, February 08, 2008

La revanche du poil



Ce jeu est l'un des meilleurs jeux vidéo du monde! Et si vous n'êtes pas d'accord passez votre chemin car j'ai le coup de massue facile!







J'ai trouvé cette image très belle et très rigolote, un savant mélange de Katamari Damacy (un autre jeu 'meilleur du monde') et Shadow Of The Colossus! L'image est une création numérique de Snake, un artiste norvégien dont j'avoue ne pas savoir grand chose. A voir sur ce site.


Monday, May 01, 2006

Vive le 'pâté' sous le manteau !



Mercredi 26 avril 2006. A Chicago - c'est une grande ville des Etats-Unis, la Fast Food Nation, non? - le conseil municipal vient de voter un arrêté interdisant la vente de foie gras dans tous les restaurants de la ville. Les épiceries qui proposaient ce digne et 'O' combien excellent produit du terroir français doivent également retirer ces produits de leurs rayons. Le maire en place, Richard Daley, s'est prononcé contre cet arrêté, sans succès. Les dealers de tartines made in france risquent gros...

Saturday, April 08, 2006

L'école emportée


























Cette Ecole emportée est une oeuvre bien singulière, imaginée par un mangaka non moins singulier, Umezu Kazuo, "Kazz" pour les intimes, né en 1936 et considéré comme l'un des pères du manga d'horreur.

L'école emportée est le seul ouvrage de Umezu Kazuo à bénéficier d'une traduction en Français - 6 tomes au total, le tome 1 disponible en novembre 2004 dans la collection Bunko de Glénat (www.glenatmanga.com) - alors que ce conte initiatique sauvage a été publié au Japon sous la forme d'un feuilleton hebdomadaire au milieu des années 70 dans le magazine Shonen Sunday de la maison d'édition Shogakukan. Plus précisément entre 1972 et 1974 avant d'être couronné du prix Shougakukan Manga Prize en 1975. Il était temps qu'un éditeur français nous propose cet ouvrage...

Suite à une énorme vibration l'école d'un quartier de Tôkyô disparaît du paysage urbain, ne laissant qu'un immense cratère et des parents désemparés de ne plus retrouver leurs rejetons... Les bâtiments de l'école, les installations sportives, la cour de récréation, le réfectoire, les professeurs et leurs élèves se retrouvent posés comme par magie dans un paysage désertique hostile qui s'étend à perte de vue où il ne fait pas bon s'aventurer. Le petit jeu de la survie et des luttes de pouvoir va donc commencer dans une ambiance cahotique, l'enceinte de l'école se transformant très rapidement en un véritable champ de bataille où la pitié est vite reléguée au placard.

Trouver de l'eau, organiser le rationnement, calmer les angoisses (on reprend en choeur "Ouin-Ouin"), éviter les pièges tendus... Un programme lourd pour des héros en culottes courtes qui devront se mettre sous la dent bien autre chose que de bonnes tartines au Kiri! Il faudra rapidement faire preuve de sagesse et de courage pour tenir tête à une flore exotique menaçante, combattre des insectes géants gourmands (voraces, plutôt) et pour faire face à la pire des mutations génétiques.

Un petit parfum de Sa Majesté des Mouches (Lord Of The Flies, William Golding, 1954) flotte sur L'école emportée. On pense quelquefois en souriant à l'émission Kho Lanta (Survivor en version USA) et aussi au fantastique film Battle Royale (2000) de Kinji Fukasaku. Rien ne sera épargné à nos charmants bambins. Les "Ouin-Ouin" les plus gentils comme les "Ouin-Ouin" les plus insupportables n'auront de cesse de se tenir sur leurs gardes pour mener à terme leur aventure commune. Le moindre faux pas et c'est le Game Over fatal.

Difficile de passer à côté de ce petit bijou de la bande dessinée japonaise. Un charme graphique old school habite cette oeuvre unique qu'il est bien difficile de classer dans un genre précis. De l'horreur, du gore d'une modernité percutante.

30 ans d'âge... le vintage japonais se porte bien!

PS/Une dernière chose en passant. Chaque volume de L'école emportée coûte quand même un peu plus de 7 euros... Lire des mangas aujourd'hui est devenu un luxe et les éditeurs se frottent les mains.